loupererien
Match électoral : Hulk Hogan for president !
Suisse
lundi 11 avril 2011, par La rédaction
Tags: Autonomie

Mesdames et messieurs attention, le match va commencer : tout les médias ont yeux et caméras rivés sur le ring électoral où va se produire le spectacle de l’année !

Tout ce branle-bas de combat, toute cette énergie médiatique et politicienne, pour si peu... Un bourrage de crâne pendant des semaines pour en arriver au misérable résultat d’une participation de moins de 40% des possesseurs de droite de vote... Si l’on compte que 40 % de la population genevoise ne possède pas la nationalité suisse et n’a donc pas entièrement accès aux urnes (et quand elle y a accès, elle vote dans des proportions encore moins élevées que les Suisses), la « société » serait aux mains de quelque 20% de la population. Le ridicule de la situation saute aux yeux : nous ne vivons même pas dans une dictature de la majorité où le désir du plus grand nombre légitimerait l’oppression des minorités, mais bel et bien sous la mainmise d’une petite catégorie sociale autiste qui parle son propre langage, respecte ses propres normes et partage ses propres valeurs. L’abstentionnisme reste le premier parti du peuple, et le cynisme le sentiment le plus répandu vis-à-vis de la mascarade électorale.

La caste politique, dont l’autosatisfaction n’est absolument pas ébranlée par ce désintérêt grandissant pour le système démocratique, s’octroie le monopole de l’action ; tout ce qui sort du cadre parlementaire ou lobbyiste est dénoncé comme étant illégitime et souvent réprimé. Les exemples se ramassent à la pelle : la criminalisation de la Critical Mass, les évacuations de squats à Genève, la répression des manifestations « festives » ou non du premier mai, rassemblement à la mémoire d’Umüt, street party contre l’UDC à Lausanne témoignent du fait que lorsque quelques uns essaient de prendre leur futur en main et qu’un mouvement tente de déterminer par lui-même sa subjectivité politique sans chercher le dialogue avec la caste politique, ils est à récupérer ou à détruire. La "culture alternative" est couverte de louanges condescendantes quand elle reste docile et pacifiée (associations, pétitions, états généraux avec les élus) mais elle est réprimée dans le silence dès que ses pratiques se révèlent en rupture avec les méthodes politicardes. Ils veulent s’assurer d’avoir le monopole de l’occupation de l’espace public et s’en donnent les moyens : que ça soit par le bâton (matraques, flicage, arrestations, plaintes) ou la carotte (financements, affiches, soutien dans les medias...).

Pendant ce temps là, dans le monde réel, la vie continue, pas vraiment émue par les sourires glacés des affiches électorales. D’ailleurs, pourquoi s’en émouvoir ? A gauche comme à droite, le débat politique se réduit au nombre d’immigrés à expulser, à la bonne proportion d’augmentation des effectifs de la police, à comment mieux militariser l’espace public (caméras ou police de proximité ?). Des discours populistes, monocordes et parfaitement identiques les uns aux autres - les différences ne sont que détails - qui glissent sur une population de plus en plus indifférente. Tout au plus quelques fascisants arrivent encore à faire un peu d’agitation en remuant les angoisses xénophobes de quelques vieux. Mais au fond, personne n’y croit. Et c’est tant mieux.

Le cirque électoral n’est qu’un mauvais match de catch où les trahisons opportunistes succèdent aux alliances hypocrites. Le rictus figé, les lutteurs paradent grossièrement sur un ring au milieu d’une salle vide. Ils gesticulent, multiplient les actions symbolique et les discours creux pour grappiller les 10 voix qui leur garantiraient une voiture de fonction, un passage régulier à la télévision et le droit d’imposer à la majorité les intérêts d’une minorité. Le public, les commentateurs et les acteurs savent que tout cela n’est qu’un jeu.

Aussi refusons-nous d’applaudir à ce spectacle vide et ennuyeux. Nous savons tous que si les élections pouvaient réellement changer quelque chose, elles seraient déjà illégales. Laissons ces politiciens qui puent le fric et l’hypocrisie jouer leur rôle tout seuls au milieu du ring et commençons plutôt à reprendre notre futur en main. Hier comme aujourd’hui, on ne combat pas l’aliénation avec des moyens aliénés.

Conspirons ensemble pour penser l’impensable !

Des camarades pour l’autorganisation généralisée

Répondre à cet article

  • Wahlmatch : Hulk Hogan for president ! 14 avril 2011 10:28, par Quetzalcoatl

    Achtung, meine Damen und Herren, der Match wird gleich beginnen : die Augen und Kameras der Medien sind auf den Wahlring fixiert, wo bald das Spektakel des Jahres stattfinden wird !

    All diese kämpferische Aufregung, diese ganze Medien- und Politikerenergie für so wenig...Eine Gehirnwäsche über Wochen, um das miserable Resultat einer Wahlbeteiligung von weniger als 40% aller Wahlberechtigten zu erreichen...Wenn man noch bedenkt, dass 40% der Genfer Bevölkerung die Schweizer Nationalität nicht besitzen und deshalb nicht vollständig stimmberechtigt sind (und wenn sie berechtigt sind, ist ihre Beteiligung noch geringer als diejenige der Schweizer), dann wäre also die „Gesellschaft“ in der Hand von ungefähr 20% der Bevölkerung. Die Lächerlichkeit der Situation ist augenfällig : Wir leben nicht einmal in einer Mehrheitsdiktatur, in welcher die Wünsche einer Mehrheit eine Unterdrückung der Minderheiten legitimierte, sondern in Tat und Wahrheit unter der Fuchtel einer kleinen autistischen Gesellschaftskategorie, die ihre eigene Sprache spricht, ihre eigenen Normen respektiert und ihre eigenen Werte teilt. Die Enthaltung bleibt die grösste Volkspartei und der Zynismus das am weitesten verbreitete Gefühl gegenüber der Wahlmaskerade.

    Die politische Kaste, deren Selbstzufriedenheit durch diesen steigenden Interesseverlust am demokratischen System überhaupt nicht erschüttert wird, erteilt sich das Monopol der Aktion ; alles, was den parlamentarischen oder lobbystischen Rahmen verlässt, wird für illegitim erklärt und häufig niedergeschlagen. Beispiele gibt es mehr als genug : Die Kriminalisierung der Critical Mass, die Räumungen besetzter Häuser in Genf, die Repression gegen „festliche“ oder weniger „festliche“ Kundgebungen am 1. Mai, gegen die Kundgebung für Umüt oder die Strassenparty gegen die SVP in Lausanne untermauern die Tatsache, dass eine Bewegung, die selber versucht, ihre politische Subjektivität zu bestimmen, ohne den Dialog mit der politischen Kaste zu suchen, entweder vereinnahmt oder zerstört werden muss. Die „alternative Kultur“ wird mit gönnerhaften Lobeshymnen überschüttet, solange sie gefügig und befriedet bleibt (Vereine, Petitionen, Generalstände der Nacht mit Abgeordneten), aber im Stillen niedergeschlagen sobald ihre Praxis einen Bruch aufweist mit den Methoden der Politiker. Sie wollen sich ihres Monopols der Besetzung des öffentlichen Raumes sicher sein und geben sich dazu die nötigen Mittel : sei es mit der Peitsche (Knüppel, Bullen überall, Verhaftungen, Anzeigen) oder mit Zuckerbrot (finanzielle Unterstützung, Plakate, Unterstützung in den Medien...).

    Während dieser Zeit geht das Leben in der realen Welt weiter, niemand ist wirklich berührt vom kalten Lächeln auf den Wahlplakaten. Wieso sollte man davon auch berührt sein ? Ob links oder rechts, die Debatte beschränkt sich auf die Anzahl Einwanderer, die ausgeschafft werden müssen, auf das richtige Mass der Aufstockung der Polizeieffektive, auf die Frage, wie man den öffentlichen Raum besser militarisieren könnte (Kameras oder Quartierpolizei ?) Populistische und einsaitige Diskurse, die sich wie ein Ei dem anderen gleichen – die Unterschiede beschränken sich auf die Details – die über eine immer abgestumpftere Bevölkerung hinweggehen. Allenfalls einige Kryptofaschisten schaffen es noch, etwas Aufregung zu verbreiten, indem sie die fremdenfeindlichen Ängste einiger Greise ansprechen. Letztendlich glaubt jedoch niemand daran. Umso besser.

    Der Wahlzirkus ist nur ein schlechter Wrestlingmatch, wo opportunistischer Verrat auf heuchlerische Bündnisse folgt. Ihr Gesicht zu einem verzerrten Grinsen erstarrt, stolzieren sie lümmelhaft in den Ring inmitten eines leeren Saals. Sie gestikulieren, machen symbolische Aktionen und hohle Reden ohne Ende, um hier und da die zehn Stimmen aufzuschnappen, die ihnen ein Dienstauto, eine regelmässige Fernsehpräsenz und das Recht, einer Mehrheit die Interessen einer Minderheit aufzuerlegen, garantieren. Die Öffentlichkeit, die Kommentatoren und die Akteure, sie alle wissen, dass es nur ein Spiel ist.

    Wir weigern uns, dieses leere und langweilige Spektakel zu beklatschen. Wir alle wissen, dass, würden Wahlen wirklich etwas ändern, sie schon lange verboten wären. Lassen wir die nach Geld und Heuchelei stinkenden Politiker ganz alleine inmitten des Rings ihre Rolle spielen und beginnen wir lieber damit, unsere Zukunft wieder in die Hand zu nehmen. Gestern wie heute : Man bekämpft die Entfremdung nicht mit den Mitteln der Entfremdung.

    Verschwören wir uns, um das Undenkbare zu denken !

    GenossInnen für die allgemeine Selbstorganisation

    Übersetzung und Quelle : Le Réveil

    Répondre à ce message

Copyleft | Qui sommes-nous ? | Liens | Contact | Sécurité